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Bonjour.

Almudena Arellano, Docteure en Etudes Préhistoriques, a présenté une conférence à l'attention des adhérents du Cercle Blasco Ibañez au Musée Régional de la Préhistoire de Menton. Je ne vais certes pas retranscrire le savoir qui nous a été divulgué (j'en suis bien incapable), mais voici quelques impressions, en termes symboliques.

Ce qui est le plus marquant, c'est la magnifique intelligence que l'Homme a développé dès lors qu'il s'est positionné debout : par la découverte et la domestication du feu, par l'apparition de la poterie, par l'usage des coquillages pour l'ornement de sa personne ou la décoration des poteries, par l'apparition progressive de deux types de population (l'une d'agriculteurs et l'autre de chasseurs), par les rites funéraires (distincts pour les hommes, les femmes et les enfants), par le respect dû aux morts et enfin, par le développement de la symbolique du langage et celle plus "religieuse" à travers un cerveau qui est passé (de manière très grossière) d'un développement du crâne à l'arrière vers l'avant.

Ce qui est particulièrement riche à découvrir, c'est le développement du rapport de l'humain aux symboles, à la construction intellectuelle et artistique, et les similitudes qui existent entre la région de Menton et de Valence (ESP) à de nombreux points de vue. La région de Valence permet de mettre au jour, à travers différents sites (cava negra notamment), le fait que nos ancêtres nomades, et ceux plus sédentarisés d'agriculteurs, néandertaliens ou cromagnons ont cohabités : un fait établi en Europe Centrale. 

Une belle leçon de vie et d'altérité, même si des "guerres" toujours aussi violentes ont opposé les hommes entre eux : une espèce finalement toujours asservie par son cerveau reptilien : même en 2014 !

Quel est le rapport avec Vicente Blasco Ibañez ? me demanderez-vous. Entre Valence et Menton, à travers sa construction artistique et symbolique très riche, l'auteur met une nouvelle fois tout le monde d'accord dans la dernière phrase de son roman intitulé : "Les morts commandent".

"Qui commande, c'est la vie, et par-dessus la vie, l'Amour" Vicente Blasco Ibañez.

C'est certainement pour cette raison que, de Néanderthal à Cromagnon en passant par Sapiens, nous sommes toujours une espèce vivante et créatrice : le propre de l'homme contemporain n'est-il pas finalement de créer encore et toujours dans un système de représentations symboliques très élaboré ?

Nous avons eu droit à une magnifique prestation de Madame Almudena Arellano : merci infiniment !

Preuve, s'il en fallait une, que le Cercle Blasco Ibañez peut également se transformer ponctuellement en Université Populaire.

Patrick Estève - Président du Cercle Blasco Ibañez

Madame Almudena Arellano devant l'auditoire très attentif du Cercle Blasco Ibañez
Madame Almudena Arellano devant l'auditoire très attentif du Cercle Blasco Ibañez
Madame Almudena Arellano devant l'auditoire très attentif du Cercle Blasco Ibañez
Madame Almudena Arellano devant l'auditoire très attentif du Cercle Blasco Ibañez
Madame Almudena Arellano devant l'auditoire très attentif du Cercle Blasco Ibañez
Madame Almudena Arellano devant l'auditoire très attentif du Cercle Blasco Ibañez
Madame Almudena Arellano devant l'auditoire très attentif du Cercle Blasco Ibañez

Madame Almudena Arellano devant l'auditoire très attentif du Cercle Blasco Ibañez

Tag(s) : #Almudena Arellano, #Musée Bonfils, #L'Homme de Menton, #Cava Negra, #Menton, #blascoibanez, #Blasco Ibañez, #Vicente Blasco Ibañez, #Cercle Blasco Ibañez, #Patrick Estève
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